Guide Perle

Carte d’identité des perles

Type :
Pierre
Dureté :
Entre 2,5 et 4 / 10 sur l’échelle de Mohs
Pierre de Naissance :
Mai
Les évènements :
3ème et 30ème anniversaire de mariage

Caractéristiques

Le mot « perle » vient du latin perna (« jambon ») et fait référence à la forme de certaines moules perlières ; toutefois, ce n’est que depuis le 18ème siècle qu’il est en usage.

Avant cela, les Anglais la nommaient union (du latin unio, signifiant « unité » ou « une seule grosse perle »).

Les perles sont une réaction des mollusques pour combattre les infections. Lorsqu’un objet irritant – par exemple un morceau de corail ou un parasite – s’introduit dans le tissu tendre des mollusques, un mécanisme de défense naturel se déclenche, enveloppant l’intrus d’un mélange de carbonate de calcium – plus connu sous le nom de « nacre », un terme dérivé du mot arabe naqqarah signifiant « coquille ».

Les perles sont de petites billes, généralement de couleur blanche, fabriquées par certains mollusques, principalement les huîtres. Quand un objet irritant passe à l'intérieur de la coquille, l'animal réagit en entourant l'objet d'une couche de carbonate de calcium CaCO3sous la forme d'aragonite ou de calcite. Ce mélange est appelé nacre.

 

Provenance

Variétés de Perles

Les quatre types principaux de perles sont les perles Akoya, les perles de culture d’eau douce, les perles des mers du Sud et les perles de Tahiti.

 

LES PERLES DE CULTURE

Les perles de culture sont produites par la variété d’eau douce Hyriopsis cumingi , qui produit des perles en abondance, de toutes formes et de toutes couleurs. Grâce à la nucléation par tissu, une moule peut produire jusqu’à 50 perles – ce qui en fait un mollusque de grande valeur. Comme elles sont entièrement en nacre, les perles sont très lumineuses et colorées ; la plupart du temps, elles présentent une forme baroque. Les huîtres élevées en eau douce en Chine peuvent également être implantées avec des nucléi sphériques, auquel cas elles produiront des perles d’un diamètre atteignant 14 millimètres.

 

LES PERLES DES MERS DU SUD

Les perles des mers du Sud (Pinctada maxima) sont cultivées en Australie, en Indonésie et aux Philippines. Cette huître est réputée pour ses perles blanches, argentées et dorées. En général, il faut de 2 à 6 ans pour former une perle de ce type. Il n’est possible d’implanter qu’un seul nucléus par hôte ; par contre, ces huîtres peuvent recevoir un implant plusieurs fois de suite et être ensuite replacées dans la nature, afin de transmettre leurs gènes aux générations futures. Les perles des mers du Sud font partie des plus gros spécimens. Habituellement, ces perles ont un diamètre de 10 à 16 millimètres, mais il arrive qu’elles atteignent 20 millimètres de diamètre. S’accordant bien avec un teint clair, les perles blanches restent les plus appréciées et les plus chères.

 

LES PERLES DE TAHITI

Baptisée du nom de l’île tropicale de Polynésie française, la perle dite de Tahiti (Pinctada margaritifera) est sans nul doute la plus convoitée de toutes les perles ; et pourtant, ce n'est qu’en 1845 que les Européens la découvrirent. Ceci est dû en premier lieu au contraste marqué entre ses couleurs de fond grises, argentées ou noires, et son orient coloré (voir ci-dessus pour plus de détails à ce sujet) : les teintes bleue, verte (la couleur d’orient la plus fréquemment rencontrée sur la perle de Tahiti est le vert foncé ; elle est appelée « aile de mouche »), rose (en combinaison avec une couleur de fond noire, on obtient le ton « aubergine ») ou violette. Sur la perle de Tahiti, les orients les plus rares et par conséquent les plus chers sont l’orient « paon », qui est une combinaison vert-rose, et le violet pur. La croissance des perles de Tahiti dure de 4 à 5 ans. Il n’est possible d’implanter qu’un seul nucléus par hôte ; par contre, ces huîtres peuvent recevoir un implant plusieurs fois de suite et être ensuite replacées dans la nature. Les perles de Tahiti font partie des plus gros spécimens. Habituellement, elles ont un diamètre de 8 à 16 millimètres. Les mythes tahitiens associent ces perles avec une très belle princesse du nom de Bora Bora. Dans le monde occidental, elles ont été mises à l’honneur par l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III.

 

LES PERLES AKOYA

Les perles Akoya (Pinctada fucata martensi) tirent leur nom du mot japonais pour « huîtres perlières marines » (akoya-gai), l’espèce utilisée par Mikimoto, dans les premiers temps. Du fait de la pollution de l’habitat d’origine de ces huîtres, les perles Akoya sont aujourd’hui cultivées en Chine, à Tahiti et au Vietnam. La croissance des perles Akoya s’étend habituellement sur une période de 8 mois à 2 ans. Elles peuvent accueillir jusqu’à 5 nucléi sphériques, mais deux nucléi sont courants. Les perles Akoya dépassent rarement une taille de 9 millimètres ; en moyenne, elles ont un diamètre de 2 à 6 millimètres. Environ une huître Akoya sur cinq produit des perles. Seule une faible proportion de ces perles sont d’une qualité commercialisable (« qualité gemme »).

 

Mythes & Pièces Célèbres

Pendant des siècles, la perle était considérée comme une des gemmes ayant le plus de valeur, puissant symbole incarnant pouvoir, prestige, statut social et richesse. Il y a plus de 2000 ans, dans la Rome antique, les perles étaient l’objet le plus précieux qu’il était possible d’acquérir avec de l’argent. Jules César, général romain, dictateur et – croyez-le ou non – amateur de perles, versa une fois 60 000 pièces d’or pour obtenir une unique perle. Au 1er siècle avant J.-C., il fit édicter une loi qui interdisait aux classes inférieures de porter des perles. La conquête de la Grande-Bretagne, menée par César et qui a échoué, devait permettre aux Romains de faire main basse sur les perles de rivière, très convoitées. À une époque glorieuse de la monarchie anglaise, les perles faisaient le ravissement de la reine Elizabeth I, à tel point qu’on la nommait la « reine des perles ». La valeur reconnue de tous temps à la perle est reflétée aussi dans l’histoire religieuse. Dans le Nouveau Testament (Matthieu 13, 45-46), Jésus compare le royaume des cieux à une « perle de grand prix » ; dans le Coran (35, 33), il est dit de ce même royaume des cieux qu’il possède des « jardins d’éternelle béatitude », et que « ceux qui y pénètrent se voient parés de bracelets d’or et de perles ».

La Perle d'Allah : découverte en 1934 aux Philippines dans un tridacne, la plus grosse de toutes, elle pesait 6,4 kilogrammes (128 000 grains) et avait un diamètre moyen de24 cm ;

La perle Régente fut achetée en 1811 par Napoléon Ier à François Regnault-Nitot. De la taille d'un œuf de pigeon, et d'un très bel orient (éclat), elle était alors la plus grosse perle connue en Europe. Elle devait être placée dans une parure destinée à sa nouvelle épouse Marie-Louise.

Figurant parmi les joyaux de la Couronne de France, elle se transmit d'impératrice à reine et de reine à impératrice. Montée en broche au milieu d'un feuillage de brillants et de perles, elle fut portée plusieurs années par l'impératrice Eugénie.

En 1887, à l'occasion de la vente qui dispersa les joyaux de la Couronne de France, elle fut acquise par Jacques Rossel, qui la céda, par l'intermédiaire de Fabergé, au prince Youssoupoff qui l'offrit à sa fille, la princesse Zénaïde.

En 1914, le fils de la princesse Zénaïde l'offrit à son épouse Irina Alexandrovna, puis avec la Révolution russe, sa trace fut perdue dans la tourmente de l'Histoire, durant plus d'un demi-siècle.

Elle réapparut, le 12 mai 1988, lors d'une vente chez Christie's à Genève et fut achetée par un jeune banquier koweïtien, pour 1,21 million de francs suisses, pour en faire présent à sa sœur, à l'occasion de ses trente ans.

En 2005, la perle est revendue pour 2,1 million €.

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